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Genre et esthétique du vélo : un nouveau projet de recherche financé par le FNRS

Publié le 9 décembre 2020 Mis à jour le 9 décembre 2020

Félicitation à Claire Pelgrims pour son projet de recherche "Genre et esthétique du vélo : le potentiel pour la ville durable des processus de construction de genre liés aux pratiques, équipements et infrastructures cyclistes". Le projet, co-dirigé par Ludivine Damay au sein du laboratoire Sasha de notre faculté et Michel Hubert (Cesir, USt-Louis - Bruxelles) avec le soutien de David Paternotte (Striges, ULB), commencera en janvier prochain pour quatre ans.

La transition vers une mobilité durable nécessite une meilleure compréhension des processus de construction de genre autour du vélo parce que celui-ci est vecteur de modes de vie
durables, mais que les normes liées au genre constituent toujours des freins à son développement. Les recherches sur le genre et la mobilité négligent la dimension sensible des matérialités du vélo autour desquelles se construit le genre, tandis que les approches esthétiques des infrastructures de mobilité ne s’intéressent que peu au genre. Investiguer comment le genre interagit avec l’esthétique dans la construction actuelle des pratiques, équipements et infrastructure du vélo conduit à une meilleure compréhension du potentiel des dynamiques de genre pour le développement de villes durables.

L’expérience esthétique du vélo est au cœur des processus de transformation continue des pratiques, équipements et infrastructures cyclistes, mais participe pleinement aussi à la dé|construction actuelle du genre (Ha). Cette dé|construction renouvelant en retour l’expérience esthétique, l’interaction entre ces deux processus peut créer une spirale positive vers le développement de villes plus durables (Hb).

Se concentrant sur les cultures cyclistes émergentes à Bruxelles, la recherche développe une approche multi-échelle originale déployant le concept d’imaginaire pour examiner les multiples matérialités du vélo aux croisements de la sociologie de l’objet et des méthodes visuelles et mobiles. Elle apporte une compréhension fine des résonnances affectives et sensibles entre infrastructure, environnement, équipements et corps genrés et de leur potentiel. Sur le long terme, la prise en compte de la dimension esthétique des mobilités permet de dépasser les conceptions immatérielles et désincarnées de la durabilité et déconstruit les approches dominantes qui participent des relations de domination genrées, contribuant par là à une équité de genre et des villes systémiquement plus durables.

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