Publié le 18 novembre 2019 Mis à jour le 18 novembre 2019

Le Corbusier a, tout au long de son parcours, copié, publié, exposé et collectionné les arts dits « primitifs » - selon son expression -, de ses dessins réalisés au musée d'Ethnographie du Trocadéro en 1908-1909 jusqu'aux projections du Poème électronique, oeuvre multimédia qu'il conçoit en 1958 pour l'Exposition universelle de Bruxelles.

Les regards croisés des historiens des arts « primitifs », des chercheurs en anthropologie et des spécialistes de Le Corbusier convoqués à l'occasion de la XXe Rencontre de la Fondation Le Corbusier ont permis de documenter et d'analyser les différentes composantes de son intérêt pour ces objets, qui correspondent pour lui « aux époques les plus fertiles en invention » : la découverte par le jeune Jeanneret de l'art non européen pendant ses années de formation ; la place des arts « primitifs » dans ses publications ; ses contacts avec des galeristes, notamment Paul Guillaume et Louis Carré, et avec les ethnologues Paul Rivet et Georges-Henri Rivière, fondateurs du musée de l'Homme ; l'exposition « Les Arts dits primitifs dans la maison d'aujourd'hui », présentée en 1935 dans son appartement-atelier de la rue Nungesser-et-Coli ; sa contribution de scénographe au deuxième Salon de la France d'outre-mer en 1940 ; la place du totémisme dans sa pratique plasticienne... Autant d'éléments qui devaient être remis en perspective dans le contexte artistique et idéologique de l'époque.

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