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épreuve Intermédiaire de thèse de Cedrick Tshibangu Munyenze

Publié le 7 mai 2019 Mis à jour le 2 septembre 2019

Cette recherche veut confronter ces questions à l’étude de cas des ressources de la vallée de la n’sele, à l’EST de Kinshasa. Elle considère la production de logement, le tourisme, l’agriculture ainsi que l’exploitation du sable observées dans la vallée de la n’sele à des activités socio-économiques de valorisation des servi

Enjeux de la recherche

L’urbanisation de Kinshasa pose problème depuis maintenant plus de 50 ans (Jean Flouriot, 2013). Après l’accession à l’indépendance par la République démocratique du Congo, le problème de migration interne a commencé à impacter la ville en ce que concerne la croissance démographique (A.C.F, 2009). Kinshasa, caractérisée par une forte croissance urbaine et spatiale rapide, s’étale davantage vers sa périphérie, ou les terres agricoles se voient utiliser pour la production des logements et d’autres activités urbaines. Le constat fait est que la plupart de ces occupations est spontanée et a comme conséquence la création des espaces caractérisés par une forte pauvreté et un manque criant en infrastructures de base.

Cependant, quelques recherches se prêtent déjà à ce problème pertinent. À propos, il faudrait noter les travaux de Mabu et al., (2018), Jean Flouriot, (2013), Lusamba Kibayu, (2010), Gabriel KASHIMBA KAYEMBE (2007) ; etc. Dans un sens les problématiques soulevées s’articulent autour des enjeux en rapport avec l’habitat produit, c’est-à-dire, la qualité des logements et les infrastructures de base ainsi que les services qui vont avec. Tandis que dans l’autre sens, les chercheurs se préoccupent de la destruction des terres agricoles qui laissent de plus en plus la place à l’urbanisation de logement, en mettant ainsi à mal les familles vivant des activités agricoles. Or, poser le problème suivant un seul aspect du phénomène d’urbanisation des espaces périphériques pourrait rendre ambigu le mode de valorisation des ressources et services naturels (sols, eau, paysage et autres) de ces espaces.

Ce constat laisse par la même occasion une place pour ce travail de recherche qui s’inscrit dans une approche socio-écologique de la valorisation des services et ressources naturelles des espaces périphériques de la métropole de Kinshasa. Cette approche s’intéresse non seulement aux enjeux socio-économiques des activités de valorisation des ressources naturelles, mais également à la fragilité des dites activités et des perturbations engendrées dans d’autres activités ou services naturels.

La présente recherche veut confronter ces questions à l’étude de cas des ressources naturelles de la vallée de la n’sele à l’est de Kinshasa. Elle considère la production de l’habitat, l’exploitation du sable et le tourisme observées dans la vallée de la n’sele comme étant toutes, des activités socio-économiques de valorisations des services et ressources naturelles, en occurrence, les sols, le sable, les paysages, etc.

En faisant une approche socio-écologique, l’étude a pour objectif :

Analyser les enjeux socio-économiques desdites activités, ainsi que les aspects pouvant fragiliser leurs continuations.

Ensuite, à partir d’une analyse systémique des interactions entre lesdites activités au sein du territoire local, l’étude se propose de ressortir les interdépendances dans une perspective de coexistence durable entre activités.

Par hypothèse, cette recherche suppose que les activités de valorisation des services et des ressources naturelles ont chacune un niveau de praticabilité locale, au-delà duquel, s’auto fragilisent ou fragilisent soit les conditions socio-économiques locales, soit, les conditions de coexistence avec d’autres activités ou services nécessaires au territoire local.

Cadre théorique

II.1. Introduction

Le positionnement scientifique de ce travail de recherche a nécessité la mobilisation d’un corpus constituant son cadre théorique. Pour ce faire, l’espace ou le bassin de la vallée de la n’sele est assimilé à un milieu fluvial (riverain), et les différentes activités qui s’y trouvent, à des stratégies de survie de la part des acteurs locaux. Ceci a valu pour introduire ce travail par un cadre théorique sur « l’évolution des milieux fluviaux et les stratégies de survie des populations locales ».

D’après la problématique mise en exergue dans ce travail, il sied de constater qu’elle tourne autour de la valorisation des services écosystémiques, où le constat fait dans les zones d’extension de la ville de Kinshasa laisse voir une dominance dans le sens de la production de logement, comme l’expliquent Mabu Nsiala et al., 2018. Cependant, l’idée soutenue par ce travail sous-entend que « dans un contexte où la ville ne sait plus ni accueillir une nouvelle vague de population, ni offrir de l’emploi à ses habitants, ni fournir l’ensemble de services utiles au développement humain, les territoires en extension de Kinshasa doivent davantage intégrer les nécessités en ce qui concerne l’emploi, le logement et bien d’autres services dans leur modèle de développement ».

Pour ce faire, il m’a semblé opportun de ressortir à partir du cadre théorique mobilisé, les enjeux liés à l’urbanisation et la valorisation des services et des ressources naturelles ; de ressortir les perspectives de recherche qui se prêtent à la valorisation des services écosystémiques comme support de développement. En outre, comme il sera également question de coordination de la part des acteurs mobilisés autour de la valorisation de services écosystémiques, un corpus sur la coordination des services écosystémiques a été mobilisé afin de comprendre lesquelles ont fait leurs preuves, et pourquoi pas d’autre.

Partant de cela, le cadre théorique mobilisé comprend deux grandes parties où la première s’articule autour des « enjeux et perspectives de l’urbanisation et la valorisation des services et des ressources naturelles ». La deuxième quant à elle, s’articule autour de la question de la gouvernance de services écosystémique ou des biens communs, où il est supposé que l’approche territoriale constitue un moyen efficace pour construire une gouvernance des systèmes de développement basés sur la valorisation des ressources naturelles. En d’autres termes, cette deuxième partie sous-entend « l’approche territoriale comme mode de coordination des systèmes social-écologiques ».

II.2. Des enjeux et perspectives sur l’urbanisation et la valorisation des ressources naturelles

Cette partie a été étudiée à deux niveaux. Le premier est celui des enjeux de l’urbanisation et des ressources naturelles, tandis que le second a consisté à ressortir les perspectives de recherches sur la valorisation des services écosystémiques comme support de développement humain.

II.2.1. Enjeux de l’urbanisation et des ressources naturelles

À propos, le corpus mobilisé montre que la question de l’urbanisation et des ressources naturelles est devenue incontournable pour tous les gouvernements du monde, tel qu’indiqué par les Nations unies. Cette question est encore aujourd’hui au centre des débats entre les scientifiques de différentes disciplines, les politiques et les acteurs locaux, explique Leroy, (2004). Ce dernier indique que « l’émergence de la question environnementale au début des 1970 s’est accompagnée du développement d’un nouveau champ disciplinaire de recherche, celui des sciences environnementales ». Les préoccupations qui se prêtent à cette question, revêtent plusieurs caractères vus qu’elles sont en étroite relation avec la problématique du développement durable, et pour autant que l’urbanisation soit aussi l’une des causes de la raréfaction de ressources naturelles telles que l’eau, les aliments, les terres, les forêts, etc. En effet, depuis la sédentarisation des hommes, l’agriculture a toujours été mise en avant, comme destructeurs des milieux naturels suite aux vastes étendues et aux engrais chimiques qu’elle mobilisait. Mais, c’est ne plus les cas avec l’ère contemporaine, indiquent Emelianoff, 2007, et Géraldine et al. 2016. L’urbanisation, l’industrie, les transports, l’artisanat et les loisirs y contribuent aussi. La situation est devenue inquiétante pour la planète, mais principalement pour les populations des pays en voie de développement, à cause de leur totale dépendance aux ressources considérablement menacées par le changement climatique (OCDE, 2011). Cette totale dépendance aux ressources naturelles implique une bonne prise en compte des besoins réels de la population dans le choix du système de valorisation des ressources.

Pour preuve, dans le cas de Kinshasa, le rapport de l’institut national de statistique de (I.N.S., 2015) indique que 67 % de la population kinoise vit des activités informelles où la grande partie de ces emplois informels se trouve dans les secteurs agricoles. Or, cette situation explique clairement que l’état congolais dans son état actuel ne sait pas offrir de l’emploi aux populations locales.

Ainsi donc, je pense que l’urbanisation des espaces périphériques de Kinshasa, au-delà de vouloir satisfaire l’unique besoin en logement souvent mis en avant, devrait inclure la possibilité d’offrir l’emploi ainsi que d’autres services dans leur modèle de développement.

comment y parvenir ? À travers l’analyse des perspectives de recherche sur l’utilisation des services écosystémique comme support de développement, j’ai pensé pouvoir arriver à définir un positionnement théorique de ce travail de recherche.

II.2.2. Quelles perspectives pour la valorisation des services écosystémiques

La montée en puissance des sciences de l’environnement a fait prendre conscience aux politiques publiques. Elles se veulent désormais plus protectrices de l’environnement, des ressources naturelles et des services offerts par les écosystèmes naturels. Cette prise de conscience encore timide sur plusieurs régions de la planète a commencé à faire ses preuves avec les politiques comme celles de paiement pour services écosystémiques (PSE), indique Géraldine Forger et al., (2016).

Cependant, la mise en application de ces mesures est différente d’un continent et/ou d’un pays à un autre. Quant aux périodes de mis en pratique, je noterais 1990 pour l’Amérique latine, 2005 pour l’Europe et plus tard encore pour l’Afrique (MEA, 2005 ; OCDE, 2011). Mais, aujourd’hui encore le constat fait à travers nos villes est que la prise de conscience sur l’importance des services écosystémique n’est pas encore évidente ou ne fait tous simplement pas l’unanimité chez les acteurs en place.

En effet, la problématique de la biodiversité et d’usage des ressources naturelles a pris son premier tournant dès les années 1972, avec le rapport des Meadows, sur « les limites à la croissance » dans un monde fini (Yves-Marie Abraham et al., 2013). Suite au lien existant entre la destruction de la biodiversité et la croissance de la vulnérabilité des systèmes sociaux à travers le monde (Géraldine Forger et al., 2016), il a été nécessaire de changer de paradigme de la part des acteurs territoriaux. Pour certains, il a fallu inclure les risques liés à la valorisation des services et des ressources naturelles dans le modèle de développement humain, comme le veut (Curria Angel, 2006), et d’autres perspectives prometteuses tentent de faire surface avec l’avènement du concept de développement durable. Ces dernières essaient de fonder leur base sur le capital social-écologique, indiquent Bruno Boidin et Bertrand Zuindeau, (2006). D’autres expliquent que la gestion optimale des ressources et des services naturels ne nécessite rien de plus que d'éliminer les modes de consommation et de production non durables dans notre société (Dominique Bourg, 2012 ; MEA, 2005). Ce changement de cap suppose l'utilisation de procédés plus efficaces et de technologies propres, qui devront passer par la prise de conscience du système social, renchéri Dominique Bourg (2012).

Cependant, une autre vague de recherche propose d’aborder le développement des territoires suivant une approche écosystémique (Sybrand Tjallingii, 2010). Elle demande de considérer le territoire comme un écosystème où les composantes du système sont des éléments à part entière, mais étudiés de façon systémique à cause de leurs interdépendances permanentes (Ostrom et al.,2013)

Or, partant des controverses autour de la valorisation des services écosystémiques, il a été signifié qu’il n’est pas question de marchander ces services comme le cas (PSE) expliquent Géraldine Forger et al., (2016). Ces derniers n’ont pas la même valeur partout indique Nicolas Dendoncker et al., (2013).

Ainsi donc, la valeur des services écosystémiques dépend à priori d’un milieu à un autre, et de la catégorie des acteurs en place. Mais pour les Nations Unies, les services écosystémiques sont considérés comme étant « les bénéfices retirés des écosystèmes par les hommes » (MEA, 2005). Ou encore, des processus naturels offrant des bénéfices aux humains, en l’occurrence, les services d'approvisionnement (les produits procurés par les écosystèmes, tels que les ressources génétiques, la nourriture et la fibre, ainsi que l'eau douce) ; les services de régulation (les bienfaits qui découlent de la régulation des processus liés aux écosystèmes, tels que la pollinisation, la régulation du climat, de l'eau et de sa purification) ; les services culturels (les bienfaits non matériels que procurent les écosystèmes à travers l'enrichissement spirituel, le développement cognitif, la réflexion, les loisirs et l'expérience esthétique, tels que les systèmes de savoir, les relations sociales et les valeurs esthétiques), ainsi que les services de soutien ou d’auto-entretien (les services nécessaires à la production de tous les autres services fournis par les écosystèmes (idem).

Quant à leur valorisation, il a fallu penser aux interactions (interdépendances) entre les humains (acteurs locaux) et la nature (écosystème). Et pour arriver à mieux comprendre ces interactions, Folke et al., (2005) ; Lallu, (2011), se sont basés sur les travaux de Holling, Daly et Costanza (1997), pour indiquer que les chercheurs doivent penser un seul système qu’on appellerait « système social-écologique ». Un système où les actions humaines en termes de valorisation d’un service écosystémique sont analysées non seulement à partir des impacts socio-économiques de l’unique service sur le système social, mais aussi, à partir des transformations écologiques engendrées, et conditionnant la fourniture des potentiels autres services nécessaire aux acteurs locaux.

C’est ainsi qu’il été retenu que dans le cas de la valorisation des services et ressources naturelles dans la vallée de la n’sele, l’approche socio-écologique assimile l’urbanisation (production de logement), l’agriculture, l’extraction du sable, l’activité touristique à des activités de valorisation des services et ressources naturelles dont les seuls impacts socio-économiques mono activité ne suffisent pas pour promouvoir ladite activité. D’où, la prise en compte des interactions entre activités, nécessaires à la coexistence desdites activités, permet de définir les politiques publiques de coordination des acteurs mobilisés autour des la valorisation des services écosystémiques de la vallée de la n’sele.

II.3. Approche territoriale comme mode de gouvernance des systèmes social-écologiques

Concernant les systèmes de gouvernance des acteurs autour des services écosystémiques, les travaux d’Ostrom (2010) ; Ostrom et al., (2013) ; Sabine Barles (2014) respectivement sur les biens communs, la connectivité des systèmes social-écologiques et l’écologie territoriale m’a conduit à envisager pour une approche territoriale dans la coordination des acteurs des services et ressources naturelles.

En effet, la revue de la littérature montre que l’approche territoriale comme mode de développement des territoires a fait ses preuves en économie de développement. La réduction de la distance entre les entreprises, le partage des normes et la proximité tant géographique qu’idéelle ont favorisé le développement des territoires locaux dans un monde caractérisé par la globalisation (Yvon Pesqueux, 2014). Par contre, en termes des services écosystémiques, l’approche territoriale propose donc de développer une vision innovante du territoire en assimilant son fonctionnement à celui d’un écosystème. Car, celle-ci est une démarche structurante pour la collectivité et ses partenaires, visant à optimiser l'utilisation des ressources et mieux gérer les impacts associés, expliquent Benoit duret et al., (2007). De ce fait, Sabine Barles et al., soulignent que l’écologie territoriale propose premièrement des modes de coordination favoriser par une proximité tant physique qu’organisationnelle et institutionnelle entre les acteurs dont il a été démontré l’importance pour améliorer la confiance et, dès lors, la capacité à coopérer autour d’objectifs territoriaux partagés. Ensuite, elle propose de soutenir la « capabilité » des acteurs, c'est-à-dire, leur autonomie et leur maîtrise des enjeux reliant besoins exprimés et ressources disponibles. Enfin, elle encourage une mise en place des processus décisionnels collectifs et participatifs, permettant à chacun de s’approprier les enjeux en termes de gouvernance des flux et de relier cette gouvernance à la constitution de stratégies de développement territorial, tenant à la fois compte des enjeux sociaux, techniques, écologiques et économiques (2011).

Par conséquent, à cause des connectivités entre systèmes social-écologiques Ostrom et al., proposent d’analyser les enjeux liés à l’usage des ressources à plusieurs niveaux, de proposer une gouvernance multiscalaire dont l’échelle territoriale constitue l’échelle de pertinence en matière d’élaboration des politiques publiques de coordination des acteurs mobilisés autour des services écosystémiques ou des biens communs (2013).

Ainsi donc, j’ai proposé d’inscrire l’étude de l’urbanisation dans la vallée de la n’sele dans une analyse socio-écologique appliquée à la valorisation des services et des ressources naturelles offerts par ladite vallée.

Méthodologie

Pour mener cette étude sur la valorisation des services écosystémiques dans la vallée de la n’sele, il m’a fallu en premier lieu définir les activités considérées dans ce travail comme phénomène de valorisation des services écosystémiques.

À partir des observations faites et les renseignements obtenus sur le terrain, il semble que la plupart des terres de la vallée de la n’sele (dans sa partie Kinshasa) sont désormais privatisés[1]. L’agriculture locale étant fortement liée à la gestion communautaire des terres, laisse de plus en plus la place aux autres activités privées que j’analyserais dans ce travail. À propos, l’urbanisation de production de l’habitat humain, l’exploitation du sable de la rivière de la n’sele et l’exploitation touristique sont les trois activités de valorisation des services et des ressources naturelles de la vallée de la n’sele.

III.1. Choix et justification des méthodes

Le choix de la méthodologie dans un travail de recherche est certes une étape importante. À propos, Amaranta Cechini et al., (2012) expliquent que ce choix devrait avant tout permettre au chercheur de saisir son objet d’étude, en vue de l’analyser par la suite. Cependant dans les faits, ce choix s’inscrit non seulement dans un contexte scientifique, mais aussi social, institutionnel, politique et économique, marqué par des rapports des forces et enjeux particuliers (idem, P.15).

Or, dans la littérature méthodologique en science sociale, il existe deux principales méthodologies, se distinguant l’une à l’autre par l’adoption d’une démarche inductive d’un côté, et hypothético-déductive de l’autre (Bühlmann Felix et Tettamanti Manuel, 2007). La première démarche, qualitative et fondée sur une approche subjective, tandis que la deuxième elle est quantitative et fondée sur une approche objective, expliquent Amaranta Cechini et al., (2012).

Par conséquent, le manque des données quantitatives fiables dans le cas de la ville de Kinshasa fait en sorte que cette recherche se base plus sur des méthodes qualitatives où dans certains cas ces dernières seront complétées par des méthodes quantitatives. À propos, Bühlmann Felix et Tettamanti Manuel (2007) s’appuient sur les travaux de (Dzurec et Abraham,1993 ; Brewer et Hunter,1989 et Kelle et Kluge, 2001) considérant que si des différences existent entre les chercheurs adoptant des méthodes qualitatives et quantitatives, ce n’est pas parce que celles-ci sont des différences de buts, mais plutôt des différences dans les stratégies adoptées pour arriver à atteindre ces buts. « Dans cette optique, la combinaison des différentes méthodologies permet au contraire d’accroitre la validité des résultats, soit par complémentarité (les deux approches couvrant différents aspects d’un même phénomène), soit par confirmation (les deux méthodes donnant des résultats semblables) ou même par divergence (incitant les chercheurs à modifier leur questionnement) » (idem, P.198).

En outre, l’analyse des problèmes liés à l’environnement construit[2] sous-entend un dépassement des orthodoxies méthodologiques (Amaranta Cechini et al., 2012). Leroy (2004) reprend (La Rivière,1991 ; O’Riordan, 1995 ; Zanoni, 1997) et explique que « l’interdisciplinarité s’est trouvée justifiée par des arguments d’ordres différents – ces arguments reviennent à constater que les problèmes environnementaux dépassent les frontières des disciplines scientifiques modernes telles qu’elles se sont développées au XIX e siècle et au début du XXe siècle – parce qu’il apparaît que l’analyse des problèmes environnementaux et l’élaboration d’une réponse possible à ces problèmes nécessitent des connaissances et des compétences issues de nombreuses disciplines scientifiques que l’interdisciplinarité – apparaît comme étant une condition préalable essentielle aux sciences de l’environnement » (P.275).

Ainsi donc, la combinaison des méthodes des sciences sociales et celles d’autres disciplines, le concours des acteurs locaux ont constitué et continuent à constituer le Design de recherche mixte guidant ce travail.

De ce fait, une méthodologie mixte basée sur un apport personnel en tant que concerner, mais également sur les concours d’autres acteurs notamment les étudiants de l’institut national du bâtiment et des travaux publics, d’autres chercheurs, ainsi que les acteurs locaux du quartier Kindobo (chef du quartier, chefs des rues, secrétaire du quartier, etc.).

À ce niveau déjà, j’ai recouru aux outils suivants pour la collecte d’un certain nombre d’informations :

Focus group
Observation directe et participante
Entretien semi-directif
Enquête par questionnaire
Workshop (en prévision)
Cartographie
Documents

[1] Rapport du bureau du quartier Kindobo (2018)
[2] L’environnement construit est un concept qui permet de caractériser un environnement Anthropisé (P.A.C.A)

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Date(s)
le 10 mai 2019

10 à 12 heures

Lieu(x)
Site Flagey

White room