Publié le 23 février 2021 Mis à jour le 23 février 2021

Aborder la notion de restriction au sein de la pratique architecturale, c’est d’abord poser une évidence. Si l’architecture est un art, on pourrait dire qu’il est de plus en plus celui de la restriction, ou plutôt, celui de la norme : qu’elles soient environnementales, urbanistiques, sanitaires, sécuritaires, voire esthétiques, les normes et les contraintes font l’architecture.

Par un phénomène d’accumulation, les normes conditionnent l’acte constructif et s’imposent dès la conception du projet comme un contexte sous-jacent, complexe et parfois insaisissable dans son ensemble pour l’architecte contemporain.

Conçues par des experts en tous genres, des compagnies d’assurances et votées par différentes instances de pouvoir, la discipline architecturale ne se trouve-t-elle pas dépossédée, prise au piège des « règles de l’art » ?

Ne peut-on pas au contraire reconnaitre dans cette complexité normative un caractère non seulement nécessaire, mais aussi créatif et générateur au sein du processus architectural ?
Un an après le début de l’arrivée du Covid-19 en Europe, Les Ateliers Nocturnes ont décidé - sans grande originalité mais en toute évidence - d’ouvrir la discussion sur la notion de restriction, comprise autant comme contrainte subie, comme mal nécessaire, que comme opportunité pour l’architecte contemporain d’inventer des modèles innovants, loin de tout fatalisme.

Date(s)
Le 27 février 2021