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Matrimoine musical et architectural : Des salons privés du XIXe siècle aux festivals de musique

Publié le 26 avril 2022 Mis à jour le 9 mai 2022

Quatre conférences et une table ronde parleront d’une préoccupation commune au travers de ces différentes disciplines : celle de la place et de l’émergence des femmes entièrement consacrées à leurs créations. Des chemins de traverse créeront des liens entre le monde de la musique et celui de l’architecture. La place des femmes, encore minoritairement représentées dans ces domaines, sera discutée d’un point de vue sociétal et plusieurs œuvres du matrimoine musical et architectural, compositions et édifices, seront mis à l’honneur afin de témoigner de l'engagement absolu d'artistes telles que Kaija Saariaho ou encore Juliette Folleville.

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Jeudi 19 mai 18H : « Matrimoine musical et architectural : des salons privés du XIXème siècle aux festivals de musique »

Fauve Bougard abordera la place des femmes dans le domaine musical à travers le prisme de l’organisation urbaine et domestique ainsi qu’au travers de l’œuvre de Juliette Folville (1870-1946), récipiendaire du Prix de l’Université des femmes. Elle parlera de

l’opposition entre la visibilité des lieux institutionnels et l’invisibilité des lieux de la pratique musicale féminine. Elle s’intéressera également, en réduisant son échelle d’analyse, à l’intérieur bourgeois et la place faite à la musique au sein de l’espace domestique.

Evelyn Simons est curatrice au sein de Horst Arts & Music Festival. Cet événement offre une symbiose immersive de trois jours d'art autonome, d'architecture inventive et de musique électronique. En parallèle, le festival a mis sur pied Horst Lab, une plateforme

d’expérimentation, de co-création et de développement de talents. Il s'agit d'une série de workshops, créés en partenariat avec la KU Leuven, où des créatif·ve·s influent·e·s inspirent la prochaine génération. Chaque été, une série de quatre ateliers est ouverte à plus de 100 jeunes de tous horizons. La question de l’égalité au sens large est au cœur de leur travail. A l’issue de la conférence, une œuvre de Juliette Folville sera interprétée par Eugénie Defraigne et Lena Kollmeier : « Concertstück » pour violoncelle et piano

 

Origine du projet, interview de Catherine Baude :

Qui êtes-vous ? Quelle est votre profession et votre lien avec la musique ?

Je suis Catherine Baude, architecte et enseignante à la Faculté d’Architecture La Cambre Horta de l’ULB. La musique occupe une grande part de ma vie depuis mon enfance : le piano, le clavecin et ensuite la composition contemporaine. Récemment, une de mes pièces a été jouée à Arsonic (Mons). Le lieu est de grande qualité visuelle et l’acoustique est finement étudiée, c’était une manière de faire le lien entre l’architecture et la musique.

Comment et quand est né le projet ?
 

Marcelle Rabinowicz, Vice-Doyenne de la Faculté et moi-même avons monté ce projet en 2019. Entre nos espaces de travail et ceux de Flagey où ont lieu les demi-finales du Concours Reine Elisabeth, il n’y a qu’un mur. Nous souhaitions donc faire le lien entre nos spécificités respectives en proposant un programme transdisciplinaire unique en Belgique. Nos partenaires ont tout de suite été réceptifs et nous soutiennent depuis le début.

Quelle forme prend ce projet ?

Il est sous forme de conférences qui réunissent deux intervenants : un spécialiste du monde de l’architecture et un spécialiste du monde de la musique, qui parlent d’un sujet commun au regard de leur propre discipline. Pour illustrer cela, un interprète joue une ou plusieurs pièces de musique. Ce programme s’organise entre deux sessions du Concours RE afin de profiter de l’atmosphère particulière. Cette année, nous avons également le soutien de Musiq3, Sylviane Hazard sera modératrice de certaines conférences.

Quel est l’objectif du projet ?

Par cette action culturelle, nous souhaitons mettre en avant les liens entre architecture et musique et les partager avec la communauté facultaire et universitaire de l’ULB, les étudiants, enseignants et chercheurs, les spécialistes du monde de l’architecture et de la musique, avec pour finalité une diffusion auprès du grand public.

Cette année, le programme a été élaboré avec Ekho et l’architecture qui dégenre, en proposant un thème commun, celui de l’héritage des femmes dans chacune des disciplines : la musique, la lutherie et l’architecture.

Pourquoi lier l’architecture à la musique ?

De nombreuses corrélations existent entre l’architecture et la musique du point de vue de la composition, de la pédagogie, de l’acoustique, du champ lexical, … Le lien n’est pas nouveau, il remonte à l’antiquité. Vitruve préconisait aux étudiants en architecture d’apprendre la musique afin de comprendre les intervalles harmoniques d’un point de vue mathématique et de saisir le concept des règles des proportions canoniques de l’architecture de cette époque. Plus tard, la célèbre école d’architecture Taliesin, fondée en 1932 par Frank Lloyd Wright,  dispose de salons de musique et de spectacle. Cet architecte et professeur encourage ses étudiants à écouter et à apprendre la musique qui fait partie de leur quotidien. D’une certaine manière, nous voulions faire revivre cette ancienne tradition.

Partenaires :

L’architecture qui dégenre

Ekho

Coucours Reine Elisabeth

Flagey

Musiq3

La SBAM

Date(s)
Le 19 mai 2022
Lieu(x)

18h00–Studio 1– Flagey, Place Sainte-Croix, 1050 Bruxelles

Réservation souhaitée 

Une question? Contactez catherine.baude@ulb.be