La Faculté d’Architecture organise un doctorat en art de bâtir et urbanisme et participe au doctorat en art et sciences de l’art. Ces doctorats s’adressent aux personnes qui souhaitent, après l’obtention d’un Master, poursuivre une formation aux métiers de la recherche scientifique. 

LE DOCTORAT, QU’EST-CE QUE C’EST ?

Le doctorat est une formation aux métiers de la recherche. La.le doctorant.e est donc en même temps un.e étudiant.e et un.e chercheuse/ chercheur. Comme étudiant.e, il participe à des séminaires et cours spécialisés, des colloques qui lui permettront de rassembler les connaissances spécifiques et d’acquérir les méthodes requises à l’avancement de ses recherches. Comme chercheuse/ chercheur, elle/il s’affilie à un centre de recherche, au sein d’une équipe sur laquelle elle/il peut s’appuyer et avec laquelle elle/il peut collectiviser ses connaissances et questions. Elle/Il est encadré.e et conseillé.e par un.e promoteur.rice académique.

UN DOCTORAT, POUR QUOI FAIRE ? 

Le titre de docteur est le grade le plus élevé attribué par les universités. Il ouvre aux carrières tant dans l’enseignement que dans la recherche. Il donne aussi accès, dans la fonction publique ou en entreprise, à des postes impliquant des responsabilités de recherche, des compétences de conception et de créativité. Pour la personne déjà active professionnellement, le doctorat peut être l’occasion de réfléchir, théoriser, enrichir sa pratique à travers une mise à jour des connaissances et une démarche de questionnement. Le doctorat donne aussi la possibilité de s’insérer dans des réseaux nationaux et internationaux. Finalement, s’engager dans un doctorat, c’est également se donner la possibilité de satisfaire sa curiosité intellectuelle en s’attaquant à une problématique choisie.

LE DOCTORAT, COMMENT FAIRE ? 

Le doctorat commence par une rencontre entre un.e doctorant.e et un.e promoteur.rice définissant ensemble un projet de recherche. Sa réalisation est suivie par un comité d’accompagnement, formé d’experts proches du champ de recherche. Les études de doctorat s’étalent en général sur quatre ans. Elles aboutissent à une thèse, un document écrit qui présente et discute les résultats de la recherche. Elles sont idéalement financées par des bourses de recherche attribuées par divers organismes publics ou privés. La/le doctorant.e participe également à des activités de formation doctorale. Parmi celles qui sont offertes, une partie est organisée dans le cadre de l’école doctorale en art de bâtir et urbanisme à laquelle la faculté participe activement. Depuis peu, la faculté offre également ses propres modules de formation en méthodologie. 

LA FORMATION DOCTORALE EN ARCHITECTURE

La formation doctorale est une formation à la recherche par la recherche. Elle se structure autour de quatre pôles d’activités (valorisés par l’octroi de crédits): les séminaires généraux, les séminaires méthodologiques, la production scientifique et l’épreuve intermédiaire. Les activités proposées dans le cadre de la formation doctorale ont d’abord pour vocation à fournir un socle de compétences minimum à la doctorante et au doctorant.
L’offre étendue de séminaires couvre une part significative des champs méthodologiques mobilisés par les projets de recherche en faculté. Ces séminaires, au nombre de six (Représentation et Spatialisation/ Développement/ Histoire/ Sciences Sociales/ Architecture, Structure et Matière/ Urbanisme et Paysage), sont portés par les laboratoires de recherche et proposent un espace pédagogique souple pour la/le doctorant.e.

LA THÈSE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

La thèse consiste en un travail à caractère personnel, qui peut prendre la forme :
> d’une dissertation originale 
> d’un essai faisant apparaître la cohérence d’un ensemble de publications à caractère scientifique dont la/le doctorant.e est auteur.e ou coauteur.e
> d’une dissertation articulée à une œuvre ou un projet dont la/le doctorant.e est auteur.e ou coauteur.e
> d’une recherche par projet. Celle-ci reconnaît aux processus de conception et de représentation leur capacité à produire de la connaissance. A partir d’un questionnement proprement spatial, elle s’envisage comme un processus « exploratoire » questionnant le potentiel d’une situation donnée au travers d’hypothèses et de méthodes d’analyses propres aux disciplines de transformation de l’espace.