Line Godfroid 

line godfroid

L’architecture en 3 mots ? Emotion, lignes, stabilité

Qu’est-ce qui t’a poussé à choisir l’architecture ? Je n'avais aucune idée de ce qu'était le métier. J'ai choisi cette formation car ça alliait la créativité et un domaine "sérieux" et donc cela me rassurait pour l'avenir.

Quel est ton métier depuis la fin de tes études ? Je suis sortie en 2003. Après avoir fait mes stages à Bruxelles et au Mexique, j'ai travaillé pendant quelques années au sein d'un bureau international ayant une antenne à Bruxelles. Je m'occupais surtout des dessins de détails intérieurs, des images et des présentations. En 2013, j'ai pris une orientation plus graphique pour me lancer dans l'illustration. Ensuite, avec Kathrin nous avons créé LUNDI en 2016, une boutique de papeterie et studio de graphisme située à Ixelles.

Quel cours t'a le plus marqué à la faculté ? Les cours de projets. Au-delà du projet et son intention, j'adorais dessiner les plans et créer de jolies présentations.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui a envie d’étudier l’architecture ? Profiter pleinement de la richesse des études, tout en gardant déjà à l’esprit quelques pistes sur ce vers quoi elles pourraient l’orienter, en accord avec sa personnalité.

Ton bâtiment ou ton architecte favori ? Luis Barragan, Oscar Niemeyer (j'adore la courbe de l'immeuble Copan), Lina Bo Bardi et Paolo Mendes Da Rocha.

Edificio Copan d'Oscar Niemeyer. Photo : José Moscardi

Un livre, un film à recommander ? Tous les livres de Nigel Peake.

Sylvie Mazaraky

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L’architecture en 3 mots ? Mémoire, relation, résistance.

Qu’est-ce qui t’a poussé à choisir l’architecture ? Une attirance précoce, presque évidente. J’ai grandi au Congo puis en Algérie, dans des paysages où l’intérieur et l’extérieur dialoguent naturellement. Mon père, architecte, dessinait partout et parlait d’architecture en parlant des gens, des gestes, des lieux.

Quel est ton métier depuis la fin de tes études ? Je suis architecte urbaniste et aussi l'autrice de L'Art-nouveau : Passerelle entre les siècles et les arts (Racines, 2006). Aujourd’hui, je travaille au service des autorisations du Département Urbanisme de la Ville de Bruxelles.

Quel cours t'a le plus marqué à la faculté ? Les ateliers de projet avec Paul Sternfeld et Caroline Mierop. Plus qu’un cours, c’était un terrain d’exploration où ils nous ont appris à observer, à douter, à écouter. Ces ateliers m’ont donné une méthode autant qu’une éthique : regarder juste, agir avec précision, laisser le projet naître de ce qui est déjà là.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui a envie d’étudier l’architecture ? Résister en architecture : refuser la facilité et chercher toujours la beauté exigeante. Regarder autrement. Être curieux, patient, humble. Écouter les lieux, les gens, les matériaux, l’espace et le temps.

Ton bâtiment ou ton architecte favori ? Le Palais Stoclet, pour son architecture totale et son mystère. J’aime aussi les architectures silencieuses, celles d’Eduardo de Moura, de Lina Bo Bardi, ainsi que les cités italiennes ou l’architecture de Tadao Ando.

Palais Stoclet

Un livre, un film à recommander ? Le Voyage d’Anna Blume de Paul Auster, pour la manière dont un récit peut devenir un lieu où l’on se reconstruit, un espace de mémoire, de lumière et de liens. Perfect Days de Wim Wenders, pour la beauté des gestes simples et la dignité des lieux ordinaires.

Mis à jour le 6 mai 2026