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TIT - This is Tomorrow
TIT This is Tomorrow est un oxymore.
Ceci est demain, si bien « ceci » se présente là, au présent, « ceci » désigne ici, un avenir.
Nous proposons un atelier fondé sur une provocation : « Ceci est demain ».
Aussi audacieuse cette formule puisse sembler, voire prétentieuse, il s’agit bien de l’essence du projet dont elle parle. L’enseignement du projet est celui d’un exercice demandant l’effort de projeter dans l’avenir. De projeter une spatialité pour un monde que l’on désire. Le mot Projet et le mot Désir sont intimement lié, sans désir d’ailleurs, pas de projet.
Cette formule est avant tout un emprunt.
Elle fait référence à l’exposition à la Whitechapel gallery, à Londres, intitulée This Is Tomorrow, où en 1956 l’Independent Group constitué de critiques et théoriciens de l’art, d’artistes et d’architectes lancèrent le Pop Art en Angleterre. Ce terme "Pop Art" a été utilisé pour la première fois par John McHale, un des membres fondateurs en 1954. Ce groupe d'architectes, de jeunes artistes de l'époque, de sculpteurs et de critiques étaient déterminés à apporter à l'art de nouvelles idées et une nouvelle culture, nourrie des médias de masse et du spectacle.
La fascination et l’optimisme que pouvaient avoir des intellectuels pour un monde en croissance économique, surproduisant et consommant en masse, ce que cela avait comme impact sur l’ensemble de la culture de leur temps, à la sortie d’une 2nde guerre mondiale est compréhensible.
Depuis, la question continue à se poser.
• L’architecture se pose dans cet atelier comme espace de réflexion où éthique et esthétique font lien.
• TIT se veut un atelier pour une architecture pluridisciplinaire, transdisciplinaire, théorique, praticienne, technique et plasticienne.
• Une première question centrale colore cet atelier, celle de l’art. Nous provoquons d’emblée une égalité : l’architecture est art. Si bien l’art est une discipline qui se définit par une remise en question permanente de ce qu’elle est et cela par ses pratiques individuelles, en l’identifiant à l’architecture comme un seul et même domaine, par conséquent une question vient à l’esprit : pourquoi deux mots distincts ?
• Nous dirons, nous les enseignants, que nous laissons implicitement cette question ouverte…
• L’architecture est un art qui bâti, qui abrite, qui crée un micro-climat, c’est un art qui signifie aussi. Oui, l’architecture est un art au service d’une utilité́, un art appliqué dira-t-on, qui transcende son application pour devenir objet de pensée, de langage, pour poser un acte symbolique.
« Tout est Architecture, Tous sont architectes ! » disait en 68 Hans Hollein dans la revue BAU, elle peut être une pilule qui transforme nos sens, elle peut être un monument, elle est « Unterirdisch » (souterraine), elle est « Oberirdisch » (hors sol).
Ceci est demain, si bien « ceci » se présente là, au présent, « ceci » désigne ici, un avenir.
Nous proposons un atelier fondé sur une provocation : « Ceci est demain ».
Aussi audacieuse cette formule puisse sembler, voire prétentieuse, il s’agit bien de l’essence du projet dont elle parle. L’enseignement du projet est celui d’un exercice demandant l’effort de projeter dans l’avenir. De projeter une spatialité pour un monde que l’on désire. Le mot Projet et le mot Désir sont intimement lié, sans désir d’ailleurs, pas de projet.
Cette formule est avant tout un emprunt.
Elle fait référence à l’exposition à la Whitechapel gallery, à Londres, intitulée This Is Tomorrow, où en 1956 l’Independent Group constitué de critiques et théoriciens de l’art, d’artistes et d’architectes lancèrent le Pop Art en Angleterre. Ce terme "Pop Art" a été utilisé pour la première fois par John McHale, un des membres fondateurs en 1954. Ce groupe d'architectes, de jeunes artistes de l'époque, de sculpteurs et de critiques étaient déterminés à apporter à l'art de nouvelles idées et une nouvelle culture, nourrie des médias de masse et du spectacle.
La fascination et l’optimisme que pouvaient avoir des intellectuels pour un monde en croissance économique, surproduisant et consommant en masse, ce que cela avait comme impact sur l’ensemble de la culture de leur temps, à la sortie d’une 2nde guerre mondiale est compréhensible.
Depuis, la question continue à se poser.
• L’architecture se pose dans cet atelier comme espace de réflexion où éthique et esthétique font lien.
• TIT se veut un atelier pour une architecture pluridisciplinaire, transdisciplinaire, théorique, praticienne, technique et plasticienne.
• Une première question centrale colore cet atelier, celle de l’art. Nous provoquons d’emblée une égalité : l’architecture est art. Si bien l’art est une discipline qui se définit par une remise en question permanente de ce qu’elle est et cela par ses pratiques individuelles, en l’identifiant à l’architecture comme un seul et même domaine, par conséquent une question vient à l’esprit : pourquoi deux mots distincts ?
• Nous dirons, nous les enseignants, que nous laissons implicitement cette question ouverte…
• L’architecture est un art qui bâti, qui abrite, qui crée un micro-climat, c’est un art qui signifie aussi. Oui, l’architecture est un art au service d’une utilité́, un art appliqué dira-t-on, qui transcende son application pour devenir objet de pensée, de langage, pour poser un acte symbolique.
« Tout est Architecture, Tous sont architectes ! » disait en 68 Hans Hollein dans la revue BAU, elle peut être une pilule qui transforme nos sens, elle peut être un monument, elle est « Unterirdisch » (souterraine), elle est « Oberirdisch » (hors sol).
Dates
Créé le 12 septembre 2022